La Redorte > port la nouvelle
Voilà, c'est le dernier jour de notre voyage. Comme par enchantement la pédale ne craque plus même si elle continue à se desserrer. C'est toujours ça de gagné.
C'est après un copieux petit déjeuner composé de crêpe, brioche et autres pains maison, que nous abandonnons nos hôtes. Le vent s'est levé pendant la nuit et risque de nous ralentir quand nous sortirons des zones d'arbres mais en attendant, il va falloir carburer. Nous tentons une vitesse de croisière de 20 kilomètre heure, ce qui ne va pas être facile, vu le terrain accidenté que nous reprenons. À la différence des autres éditions où nous nous arrêtions régulièrement pour faire des photos, nos haltes sont, cette fois ci, conditionnées par le resserrage de cette maudite pédale.
C'est d'ailleurs lors de l'une d'elle, que nous avons pu discuter avec un couple de cyclistes circulant en tandem. Des personnes habituées à la route et dont l'etat des chemins du canal les empêchait d'aller vite. Peu équipé, il faisait 7h de vélo par jour pour faire des étapes les plus longues possibles. Pas vraiment propice à la contemplation des lieux. À chacun son trip!
Nous commençons à bien connaître le trajet et pour éviter de trop taper sur nos fesses déjà bien fatiguées par tous ces kilomètres, nous empruntons, dès que c'est possible, la route parallèle au canal, dès que celui ci deviens trop 'sauvage'. Résultat, une arrivée bien trop précoce au Somail pour s'y arrêter déjeuner. Nous poursuivons donc notre route jusqu'à l'écluse de Gailhousty et son célèbre et périlleux raccourci par la voie de chemin de fer. Un couple avec un enfant en bas âge tournaient en rond à la recherche du chemin vers Narbonne. Si il y a bien quelque chose de négatif sur ce canal, c'est bien le balisage quasi-inexistant ! Nous leur expliquons par où passer par les chemins autorisés et reprenons aussitôt notre route. Nous avons bien avancé et avons décidé de ne manger qu'à Port la nouvelle. Mais que le trajet sembla long! Entre le vent, la pédale, le mal aux pattes, aux fesses, aux mains et j'en passe...la route n'en finissait pas!
Mais nous y sommes quand même arrivés, à allure décroissante, affamés et assoiffés. Pas d'énergie suffisante pour aller manger nos chers chichis en bord de plage. Ce sera pique nique maison, englouti en 2 secondes mais bien apprécié.
Encore un canal de fini, avec ces bonnes rencontres, ces galères et ces bons petits plats. De quoi avoir envie d'en préparer un autre...mais lequel...
Encore un - on prépare le prochain en 2014 - certainement de Toulouse à Bordeaux !!
RépondreSupprimer